1.17.2009

29/08/08

Malgré tous mes progrès et toutes les réponses que je trouve à mes questions, je ne me sens jamais vraiment à ma place dans ce monde. Peut-être soudainement, aux endroits aux quels je me trouve, les personnes avec les quelles je partage mes avis ne sont pas suffisamment convaincantes ou intéressantes. Il est des fois où je me sens meilleure que les autres, c’est-à-dire que je conserve l’espoir de trouver un jour cette personne qui me comprenne mieux, qui est dans la même situation. Il est d’autres jours où, en revanche, je me sens délaissée, mal aimée. Je ne me sens tout simplement pas à la hauteur. C’est futile et bête dans le fond. C’est le genre de sentiment que l’adolescent ressent parce que c’est ce qu’il craint le plus : le rejet. Je croyais avoir dépassé ce stade d’inquiétude ; je sais avoir évolué dans nombreuses situations. Mais apparemment, il y a constamment cette impression de non-appartenance qui persiste. Je ne sais pas pourquoi, paradoxalement, il y a la peur d’appartenir à la société, d’être dépendant d’autrui et donc de ne pas pouvoir se distinguer. Mais que ne ferait-on pas simplement pour être aimé ? On a le choix. Le choix de passer pour l’anormal mais différent, et ce dans le bon sens du terme ou alors, d’être le sombre idiot qui suit la masse, qui fait comme les autres mais qui au moins aime et est aimé en retour, inconditionnellement. J’ai le choix. Mais c’est, aujourd’hui du moins, un énorme dilemme.

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