1.29.2009
29.10.09
J’ai tendance à croire que nous sommes des passades dans la vie des gens. Que nous entrons dans leur vie pour leur apporter quelque chose de spécial. De l’amour, de la joie, une simple expérience. Ou, en revanche, pour leur faire goûter aux terribles souffrances de la trahison, l’insuffisance et le mensonge. En gros, quoique l’on fasse, nous ne faisons que passer ; c’est pourquoi on ne peut pas s’éterniser longuement sur une seule et unique relation. C’est pourquoi on est incapable d’aimer à la même fréquence que la personne que l’on assiste. Bien sûr que l’on aura toujours à apprendre d’une personne, simplement parce qu’elle change et nous aussi et que l’on peut se suffire à deux mais il y a plus : il y a des gens qui ont besoin d’être sauvés. Des gens à qui on doit donner des claques pour qu’ils délaissent leur naïveté ou au contraire des gens trop irritables qu’il faut aimer beaucoup pour quelque temps, histoire de leur donner tout ce qu’ils sont venus à manquer dans leur triste enfance. C’est pour cela qu’on ne devrait pas reprocher aux gens de ne pas comprendre, de ne pas suffire, de constamment décevoir car en quelque sorte, ils font de nous tout ce que nous sommes réellement. Leur reconnaissance nous construit, leur peur nous déstabilise, leur colère nous fragilise et leur souffrance nous sensibilise. Voilà ce que nous sommes. Des passages, des aides, des instants.
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